Cassio-P : vers une nouvelle classe de lasers à impulsions ultra-brèves
Les lasers « femtosecondes » produisent de nombreuses impulsions lumineuses très intenses et cadencées - une fraction de seconde seulement -, permettant de réaliser une grande variété de tâches impossibles avec des lasers dits « continus ». Cependant, en dehors du micro-usinage (perçage, découpe, suppression de composites, etc.), leur plein potentiel n’a pas encore été débloqué, en grande partie à cause de leur encombrement, de leur fiabilité et de leur coût, qui freinent leur intégration dans toutes sortes de machines pour des applications nouvelles.
Cassio-P développe une nouvelle classe de lasers à impulsions ultra-brèves, pour des fabricants de microscopes : des lasers beaucoup plus petits, plus légers, moins gourmands en consommation électrique, et facile d’utilisation. Une technologie qui peut également être utilisée pour établir des communications de très haut débit, grâce à des faisceaux optiques transmis non pas dans des fibres mais à travers de l’espace libre, d’un point à un autre, en ligne de visée directe (comme les communications entre satellites).
C’est au cœur de ces lasers que se trouve la véritable innovation : une technologie unique intitulée « All-Glass», qui rend possible la fabrication et la miniaturisation de ces lasers. De tout petits composants sont insérés dans des plaques de verre, qui ont été usinées très précisément au préalable en 3D. Cette nouvelle approche a un fort potentiel d'automatisation, qui permettra de produire en grand volume et ainsi de réduire les coûts. Et contrairement à des manières de faire plus conventionnelles, qui vont utiliser des pièces en métal, le verre utilisé permet aux dispositifs d’avoir des performances plus stables, en résistant mieux à des grandes variations de température dans des environnements difficiles. Résultat : des lasers à impulsions ultra-courtes qui tiennent dans la main, avec des performances exceptionnelles et offrant de surcroît une meilleure stabilité thermique et mécanique.
Cassio-P a reçu un prêt Tech Seed de 100'000 CHF de la FIT, prêt qui va permettre d’embaucher un profil commercial afin de développer davantage son activité et ses relations clients.
PAVE Space : des engins spatiaux nouvelle génération
Ensoleillement continu, surface infinie, gravité nulle, l’espace offre de nombreux atouts pour des entreprises en quête de nouveaux « espaces » pour l’installation de leurs sites industriels. Et avec la baisse du coût lié à l’envoi d’un kg dans l’espace, bientôt inférieur à 100 dollars, elles sont de plus en nombreuses à s’intéresser à ce nouveau terrain de jeu. PAVE Space, société basée sur les exploits de Gruyère Space Program, souhaite mettre en place ces infrastructures de demain grâce à des engins spatiaux mobiles et autonomes capables de conduire ces travaux.
Comme première étape, PAVE Space s’attaque à la logistique en orbite. En effet, la mise à poste d’un satellite de télécommunication s’inscrit dans une temporalité d’environ 9 mois, durée moyenne entre le lancement et leur arrivée sur l’orbite finale. C’est à cet écueil « temps » que se sont attaqués les co-fondateurs de PAVE Space. Ils ont ainsi développé un nouveau véhicule qui réaliserait en 24 heures seulement ce trajet.
PAVE Space prévoit de mettre en orbite un kick stage (kick pour « impulsion »), un véhicule de 20 tonnes conçu pour assurer la liaison entre l’orbite basse – là où le lanceur dépose le satellite - et l’orbite finale. Ceci représente un vrai défi en termes de propulsion. Le lancement commercial est prévu pour 2029, ouvrant la voie à un déploiement futur de satellites plus rapides et plus flexibles, le souhait de PAVE Space étant à terme de transformer l’ensemble de l’écosystème spatial.
Le prêt Tech Seed de 100'000 CHF octroyé par la FIT vise à soutenir le développement de la mission que s’est fixée PAVE Space, en permettant notamment de créer le premier prototype du moteur du véhicule. Après une première levée de plusieurs millions de francs suisses, PAVE Space espère lever 30 millions l’année prochaine. Ces étapes sont donc cruciales à la réalisation de cet objectif.
Sixteen44 : éliminer le méthane de l’atmosphère grâce à un service aux entreprises
Chaque année, environ 580 millions de tonnes de méthane sont rejetées dans l'atmosphère, dont près de 60 % proviennent d'activités humaines telles que l'agriculture, la gestion des déchets et le secteur de l'énergie. Le méthane est un gaz à effet de serre très puissant, environ 84 fois plus nocif que le dioxyde de carbone en termes de réchauffement climatique (sur une perspective de 20 ans).
L'innovation développée par Sixteen44 vise à éliminer le méthane de l'atmosphère grâce à un service destiné aux entreprises désireuses de réduire leur empreinte carbone. Ce service consiste à éliminer le méthane de l'atmosphère (mesuré en temps réel au fur et à mesure de sa réduction) et à le compenser par des crédits carbone. Grâce à un modèle direct facilité par un SLA (Service-Level Agreement), Sixteen44 aide les entreprises, les gouvernements ou d'autres entités à compenser leurs émissions en éliminant directement le méthane de l'air. Indirectement, Sixteen44 échange également des crédits carbone sur le marché libre par l'intermédiaire de bourses du carbone tierces.
L'objectif de l'entreprise est de mettre en œuvre 10 projets de réduction du méthane sur différents sites, chacun pouvant réduire de 5 000 tonnes le méthane par an, soit l'équivalent de 420 000 tonnes de CO2. À l'heure actuelle, aucune autre entreprise n'a la capacité d'éliminer le méthane de l'atmosphère à une si grande échelle.
Grâce à un prêt Tech Seed de 100 000 CHF, le FIT aidera Sixteen44 à mettre au point sa première méthode de réduction du méthane et à réaliser d'importantes études de marché, deux étapes essentielles pour attirer d'autres investissements.